Siriki a gagné, mais les convocations à la PAF continent…

Pour Siriki, ça va mieux !

Le mercredi 3 juin, nous étions allés le soutenir devant la cour d’appel de Lyon :
Mobilisation en soutien à Siriki

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La cour d’appel des tutelles a confirmé la décision de la juge des tutelles en faveur du maintien de sa prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance.

Malgré toutes ses manœuvres, le département n’a donc pas réussi à l’exclure du dispositif de protection des mineurs. Après plus d’un an de harcèlement, Siriki respire mieux. Le soutien que lui ont apporté sa famille d’accueil et ses enseignants et camarades de classe du collège où il avait commencé sa scolarité a été remarqué par la cour d’appel qui en fait mention dans sa décision. La cour a pris le temps de décortiquer toutes les incohérences des accusations portées contre Siriki.

Dans la foulée, le département s’est désisté de l’appel qu’il avait fait contre la relaxe du tribunal correctionnel. Malheureusement, le parquet maintient de son côté les poursuites, et une audience à la cour d’appel du tribunal correctionnel aura lieu en septembre.

Enfin, cet échec complet du département concernant Siriki ne l’amène pas à revenir sur ses pratiques honteuses de mise en cause systématique des actes d’état civil des mineurs isolés étrangers.

Pour Alassane et Lamine, deux autres mineurs pris en charge par le département à Saint-Clément-les-Places et Condrieu, les persécutions ne sont font peut-être que commencer.

Alhassane a été convoqué ce jeudi 16 juillet à la PAF pour la 2e fois, après une 1ère convocation au cours de laquelle il a accepté de passer les tests d’âge osseux une semaine auparavant. À 17 ans aujourd’hui, il a été transféré en janvier dernier de Nîmes au département du Rhône qui n’a jusque là rien fait d’autre que de faire contrôler ses papiers guinéens. Au terme de sa 2e convocation à la PAF, Alhassane a reçu une OQTF et une convocation au tribunal correctionnel pour dans un an. Lamine est de son côté convoqué à la PAF pour la 2e fois le 31 juillet…

Jusqu’à quand l’État français et ses institutions continueront-ils, en toute mauvaise foi, leur guerre contre les mineurs isolés étrangers ? Ils savent très bien que les jeunes qui arrivent en France ne sont en rien responsables de l’état des registres d’état civil de leurs pays d’origine.

Il s’agit pour eux d’exclure et de rejeter.

Développons au contraire l’accueil, la solidarité, et la lutte pour l’égalité du droit à vivre en paix dans le pays de son choix !